Caroline    
Coppey     



Aquatintes
Chiffons
Echantillons
Films numériques
Palettes
Papiers
Peintures
Tissus

 


A propos de la peinture de Caroline Coppey
Biographie

About Caroline Coppey's paintings
Biographical notice

       « Dernière étape d’un cheminement vers l’origine du travail de peinture, qui la mène ici de la couleur à la raison de la couleur, Caroline Coppey renouvelle avec cette œuvre [La Vie en Rose] les questionnements qui la conduisent. Touchant enfin à une peinture de « lumière », se jouant de la taille et de l’échelle pour faire entrer le spectateur dans l’image, figurant une abstraction faite de matière concrète. Elle poursuit sa quête du lien qui nous unit au monde, en investissant la nature transcendantale du médium numérique. »

Florent Aziosmanoff
Extrait de « La vie en rose », catalogue de l’exposition Caroline Coppey à la Bibliothèque Aragon de Choisy-le-Roi



       « La peinture peut alors, enfin, trouver sa stabilité provisoire, l’apaisement d’une stase, dans ces murs de tissus suspendus sur un fil, qui s’inscrivent et s’exposent dans le « cadre » de ce dispositif. Ce cadre, pourtant, ne produit pas l’effet attendu du cadre d’un tableau traditionnel. Parce que les rectangles de couleur, tous identiques, sur lesquels se déploie le jeu de la réserve et de la tache, fragmentent ou fissurent l’espace qu’animent les couleurs. Parce que ces rectangles sur leur fil exposent la peinture comme objectivement suspendue.
       Si la peinture, en effet, rencontre le cadre de sa mobile suspension, c’est que le dispositif permet de situer la peinture « sur le fil » du pictural et de l’objectal. Le pictural procède notamment d’une profondeur donnée par le blanc du mur qui fait fond. L’objectal, lui, qui a été au cœur des conquêtes de l’art du XXe siècle – notamment de certaines œuvres du minimalisme – a précisément permis à la peinture de sortir de son cadre, pour qu’elle échappe à la surface sans céder aux commodités du naturalisme. Ici, la peinture puise à la présence de l’objet, lors même qu’il lui offre le cadre de son décadrage : la peinture ne perd rien ici de sa fragilité ni de sa ténuité puisqu’elle paraît « tenir à un fil »
       C’est cette puissance paradoxale de l’objet, suspens mobile, qui se retrouve en écho dans les derniers grands collages sur bois, dont les rectangles colorés sont du même format que ceux des murs de tissus : collages de couleurs, systématiques et antisystématiques à la fois, qui donnent une surprenante extension à la gamme colorée, sans nier pourtant le jeu de la « réserve » qui se constitue à partir du bois. La peinture y gagne une liberté neuve par rapport aux contraintes des Palettes et à l’élection du bleu et de l’orange, souvent dominants jusqu’alors. Grâce au retour de ces couleurs utilisées autrefois, la peinture de Caroline Coppey trouve une mémoire qui se boucle dans un nouvel accord. Rythmique. Musical.
       Temporalité toujours ouverte et momentanément suspendue, la peinture peut ainsi continuer, et finir encore. »

Jean Lauxerois
Extrait de « Mobile peinture en suspension », catalogue de l'exposition Caroline Coppey à la Bibliothèque Aragon de Choisy-le-Roi



       « (…) Le souci primordial de Caroline Coppey est de faire apparaître telle couleur selon ce qui la caractérise chaque fois dans son unicité et dans sa variété, dans la nuance du ton et de la valeur, et, par là même, dans la gamme et la variation qui rassemblent les différents rouges, les bleus, les jaunes, les orangés. Afin de montrer combien la couleur n'est que sa différenciation - l'énergie subtile et l'extension mobile de sa différence.
C'est ce qui l'a décidée à rompre avec l'usage des tubes et des couleurs industrielles, et qui l'a conduite à élaborer ses couleurs à partir des pigments et des poudres, tout en s'interdisant le moindre mélange.
       (…) Pour être « mise en lumière », la couleur n'est donc pas seulement poudre, pigment, tache, écriture, mais bien une construction - qui n'est pas réductible à ce qu'on entend ordinairement par construction du tableau. C'est ici la couleur même, selon sa puissance, qui sollicite sa métamorphose en Image, laquelle n'est pas simple « figure ». Tel est le sens véritable de l'ampliation, accomplissant la couleur jusque dans sa conversion, notamment grâce à l'ampleur inédite des taches, dont le dessin de contour préalable est souvent laissé sur la toile - même, et peut-être surtout, lorsque la couleur ne le remplit pas ou ne le respecte pas. Au-delà de l'insoluble question du rapport entre dessin et peinture, il s'agit bien de faire valoir la primauté donnée à la force d'expansion constructive de la couleur. Grâce à la variété des formats, des supports et des textures, le déploiement de cette couleur-lumière peut creuser l'espace et trouver une profondeur, qui sait aussi surgir dans l'ombre grise que les toiles synthétiques, translucides, projettent sur le mur. Ainsi naît, de la couleur, l'espacement du plan. »

Jean Lauxerois
Extraits de « La couleur, amplement », catalogue de l'exposition Caroline Coppey à l'Espace Lumière, Hénin-Beaumont.



       « (…) le principe de la série révèle chez Caroline Coppey une conception globale, qu'elle développe dans les multiples variations des contrastes des couleurs, des textures des surfaces, des tailles des taches et des formats des peintures. Mais le thème central de sa peinture reste la relation entre les couleurs, la lumière et l'espace interstitiel. La lumière émane d'une part des couleurs elles-mêmes, grâce à l'intensité lumineuse souvent transparente, aquarellée, des taches jaunes, oranges, rouges et bleues, grâce à l'ajout de poudre de marbre, de caséine ou d'émulsion de peinture à l'huile et d'acrylique, ou grâce au relief des surfaces, qu'elle obtient en rajoutant de la pâte, en mélangeant crépis et couleurs, en exploitant les structures semblables aux sillons labourés que produit le séchage de la matière colorée. Et la lumière perce d'autre part entre les couleurs, émanant d'un fond partiellement blanc, constitué de gaze au maillage réfléchissant, ou de métal à surface argentée…
      (…) là où la reconnaissance visuelle d'un motif s'efface, les effets synesthésiques de la peinture s'amplifient. C'est ainsi que l'on peut ressentir presque physiquement les taches colorées flottant librement et légèrement dans l'espace clair des fonds des peintures de Caroline Coppey. Et là où l'opacité de la masse colorée ne peut plus nous entraîner vers la suggestion visuelle d'une situation spatiale, un paysage par exemple, les surfaces colorées se mettent à vibrer : proximité et profondeur du rouge sombre, éloignement et clarté du bleu et du jaune éclatants. »

Kai Uwe Schierz, directeur artistique de la Kunsthalle d'Erfurt
Extraits du texte de présentation de l'exposition.



       « Les Palettes de Caroline Coppey, qui sont comme un alphabet de la couleur, le support d'enregistrement, la mémoire de sa trace d'origine, sont aussi et surtout une matrice d'espace, une matrice d'exposition. La Palette colorée est moins un modèle réduit, ou un espace en réduction, qu'un espace en puissance. (…)
      Puisque le visible n'a jamais lieu dans l'instant même d'une prétendue perception, et qu'il ne surgit, comme l'instant lui-même, qu'à la mesure de sa fracture et de sa part aveugle, le temps pour ainsi dire retarde toujours sur lui-même. Duchamp nommait déjà retard ce qu'il ne voulait plus appeler tableau. Ce qu'expose Caroline Coppey, c'est précisément cette déposition du temps que constitue la couleur comme matière du visible et de son retard. C'est là que loge la puissance de l'imaginal : lieu du non-lieu, irruption du discontinu. »

Jean Lauxerois
Extraits de « La peinture au jardin, ou l'art du supplément ».



       « Il est des artistes dont la peinture sans âge semble régie par ses propres lois dans une expérience particulière pour mieux faire connaître un univers singulier aux possibilités opératoires riches et variées.
      Caroline Coppey est de ceux-là.
      Ses peintures - références à Monet, évoqué avec une sobriété qui ne laisse place à aucune complaisance - racontent davantage le travail, l'exigence, la rigueur de la peinture informelle et de la lumière. Visions macromoléculaires, les formes se juxtaposent en touches circulaires veloutées lumineuses, grasses parfois transparentes, semblables à des fragments métaphoriques d'un tout qui se donne le droit de réinventer l'harmonie de la nature. »

Gabriel Diss, conservateur du Musée Barrois
Extraits de « La peinture au jardin, ou l'art du supplément », texte du catalogue édité conjointement par le Musée Barrois et la Kunsthalle d'Erfurt.



       Petite Géographie des Couleurs

       « Des goûts et des couleurs on ne discute pas.

Pourtant, jour après jour, je ne fais que cela, discuter des couleurs.
Pourquoi mettre celle-ci à côté de celle-là ? Pourquoi la porter à tel degré de dilution ou de saturation ? Pourquoi ici créer un fort contraste et là adoucir ? Pourquoi mélanger ce pigment à de l’huile et celui-ci à de l’eau ? Pourquoi donner telle forme à cette couleur et telle forme à cette autre ? Comment trouver de nouvelles associations de couleurs, qui spontanément ne viendraient pas sous le pinceau ?
Comment rendre compte, finalement, de l'infinie variété des couleurs de la nature ?
C'est la question que se posait Claude Monet.

C’est une entreprise démesurée, qui a à voir avec l’infini, avec la science de la combinatoire, avec la chimie des mélanges, avec la physique des textures et des rayonnements, une entreprise dont je sais que je ne pourrai la mener que partiellement à bien.
C’est l’entreprise d’un écrivain —qui, avec les mots et les phrases, trouve toujours de nouvelles choses à dire— dont les mots seraient infinis. C’est l’entreprise d’un compositeur et d’un interprète —qui, avec des notes, des accords et des phrases musicales, créent des instants de musique toujours uniques— dont les notes seraient infinies.
Mes mots, mes notes, ce sont les couleurs, mes phrases, ma musique, ce sont leurs agencements, et ce que j’ai à dire concerne la vie de la couleur et son intimité avec la vie de la nature, mais aussi avec notre vie intérieure.

Cette exploration du monde de la couleur a donné naissance à quatre type d'objets.
Les Peintures —toiles de coton ou de nylon, plaques d’inox ou d’Altuglas—, qui sont des dispositifs optiques translucides, brillants, transparents, réfléchissants ou gris, qui reçoivent une expression colorée.
Les Palettes —papiers marouflés sur toile—, qui sont les recherches et les mélanges des couleurs utilisées pour peindre les Peintures.
Les Chiffons —toiles tendues sur châssis—, qui sont les traces frottées, pliées, coulées, du travail de la couleur-matière déposée par le pinceau.
Les Echantillons, qui sont les fonds des pots de verre contenant les couleurs, rassemblés en élevages de couleurs —comme Marcel Duchamp parlait de l’élevage de poussière.
La peinture —support et surface, image et objet— se constitue aussi de ses à-côtés : Palettes, Chiffons et Echantillons, qui deviennent à leur tour le point de départ de nouvelles peintures.
Et la palette du peintre, d’ordinaire mouvante et fugitive, devient un objet à part entière, polymorphe. Elle se présente sous la forme de séries —l’ensemble des Palettes réalisées depuis 1995, date de leur genèse, soit actuellement 600 pièces, et l’ensemble des Echantillons— mais aussi sous la forme d’œuvres numériques —l’œuvre « Palettes 1-300 », réalisée en décembre 2004, est une animation numérique des images des 300 premières Palettes, qui constitue un film de 82 minutes, et l’œuvre numérique comportementale « Echantillons » est une animation numérique de toutes les nuances des Echantillons qui évolue en fonction de l’heure, de la lumière et de la température extérieure.

De quoi donner à voir les multiples facettes de l’insaisissable Couleur et alimenter l’éternelle querelle des goûts et des couleurs… »

Caroline Coppey
Mai 2005
 

 

Biographie

Que ses œuvres soient des séries de Palettes, de Chiffons, des Echantillons de couleurs, des films numériques, des installations comportementales ou des peintures, montrés de manière traditionnelle ou placés dans un contexte (jardin, architecture, scène), c’est la peinture qui en est le fil conducteur, selon une filiation revendiquée avec des artistes comme Monet ou Matisse pour leur approche de la couleur, Duchamp pour sa conception globale de la pratique de l’art, Viallat et Support-Surface pour leur déconstruction du tableau ou Richard Long et Joan Mitchell pour leur questionnement du rapport de l’art à la nature.
Née à Strasbourg en 1966, Caroline Coppey y présente en 1992 et 1996 ses deux premières expositions personnelles. En 2000, son exposition dans les Jardins Publics et le Musée de Bar-le-Duc, et à la Kunsthalle d’Erfurt, donne lieu à la publication d’un catalogue.
Depuis, elle a réalisé chaque année une nouvelle exposition personnelle (Instituts Français d’Oujda et de Fès (Maroc), Ministère des Finances, Ecole d’art de Vigneux-sur-Seine, Espace Lumière de Hénin-Beaumont (catalogue) Galerie Municipale de Créteil, Musée du Sel de Marsal, Galerie de l’Ecole de Fontenay-sous-Bois, Bibliothèque Aragon de Choisy-le-Roi (catalogue)), Maison des Arts de Créteil, et elle a participé à des expositions collectives à Vitry-sur-Seine (Galerie Municipale), à Paris (Salon International de l’Estampe, Art Paris), à Nîmes (La Vigie-Art Contemporain) et à Fontenay-sous-Bois (Galerie de l’Ecole).
Ses oeuvres se trouvent dans des collections privées en Autriche, en Espagne, en France, en Italie, au Luxembourg et en Suisse, dans les collections publiques du Musée Barrois, de l’Ecole d’Art de Hénin-Beaumont et du Printemps des Arts de Monte-Carlo et dans la collection d’entreprise de TILDER.
Attachée au dialogue avec les autres disciplines artistiques, et en particulier la musique, Caroline Coppey a réalisé en 1999 la scénographie du Festival de Colmar Les Musicales et en 2002 celle du concert du compositeur Franck Krawczyk au Festival Octobre en Normandie. Elle conçoit un spectacle avec le violoncelliste Marc Coppey qui sera donné en 2005 au Théâtre du Châtelet (Paris) et repris à Belgrade, à Val d’Isère et au Havre en 2007. Elle participera en 2008 au concert du 100è anniversaire d’Elliott Carter donné par l’ensemble Contrechamps à Genève avec la vidéo projection d’une nouvelle oeuvre numérique.
En 2003, la Galerie Rémy Bucciali (Colmar) édite quatre aquatintes de Caroline Coppey.
En 2004, le Centre d’Art Numérique Le Cube-ART3000 (Issy-les-Moulineaux) coproduit la première œuvre numérique de Caroline Coppey : Palettes 1-300 et poursuit cette collaboration en 2005 avec Echantillons et en 2006 avec la coproduction d’une oeuvre numérique comportementale : La Vie en Rose.
En 2008, le Printemps des Arts de Monte-Carlo passe commande à Caroline Coppey de deux oeuvres pour les présenter dans divers lieux durant toute la durée du festival et pour illustrer son programme de salle et, en 2009, il lui confie la conception du timbre édité à l’occasion des 20 ans du festival.
La prochaine exposition personnelle de Caroline Coppey aura lieu en septembre 2008 à la Galerie Proarta de Zürich.
Caroline Coppey est agrégée d’Arts Plastiques et docteur en Histoire, Théorie et Pratique des Arts. Elle vit à Paris et travaille à Choisy-le-Roi.



     



 



       « Last step in her advance toward the origins of the technique of painting, which leads here from colour to the reason for colour, Caroline Coppey reiterates her underlying questionnings in this work [La Vie en Rose], by tackling the problem of a painting of « light », by using the size and the scale in order to get the spectator into the picture, by making real an abstraction in concrete matter. She thus pursues her quest for the bond that unites us to the world, by involving transcendental nature of the digital medium. »

Florent Aziosmanoff
An extract from « La vie en rose », catalogue of the Caroline Coppey exhibit at the Aragon Library in Choisy-le-roi.



       « The art of painting can then find here its temporary stability, the calm of a pause, amidst these walls of fabric hanging on a thread, which fit into and are exhibited within the « frame » of this device. This frame, however, does not produce the effect one expects from the frame of a traditional painting. Because the rectangles of colour which are all identical, on which are displayed a play of effects and stains, divide or crackle the space in which the colours come to life. Because these rectangles on their thread show the painting as objectively hung there.
       If indeed the painting meets the frame in its mobile suspension, it is because the device allows the painting to be situated « on the thread » of the picture in its objective existence. What is pictorial comes out notably from a dimension given by the whiteness of the wall in the back. What is objective, a concept which is the core won over by twentieth century art, especially in certain minimalist works – has allowed for painting to come out of its framework, so that it can escape to the surface without yielding to the commodities of naturalism. Here, the painting draws on the presence of the object, while giving it the very frame of its own unframing: the painting here loses nothing of its fragility nor of its tenuousness, since it seems to be « hanging on a thread ».
       It is this powerful paradox of the object in mobile suspension which is found in response to the last large collages on wood, of which the coloured rectangles are of the same format as those of the walls of fabric: collages of colours which are at the same time systematic and not systematic, which allow for a surprising extension of the colour scale, without denying however the play on « effect » coming from the presence of wood. Painting wind here new freedom compared to the restrictions of Palettes and from the choice of blue and orange, colours often dominant up to here. Thanks to the reappearance of these colours used in olden days, Caroline Coppey’s painting contains a memory which is completed in a new understanding – rythmic, musical.
       A temporality which remains open and momentarily suspended, painting can thus continue, and still come to an end. »

Jean Lauxerois
An extract from « Mobile painting in suspension », catalogue to the Caroline Coppey exhibition at the Aragon Library in Choisy-le-roi.



       « (...) Caroline Coppey’s main purpose is to reveal a given colour according to its uniqueness and diversity, in its proper shade of tone and quality and, in this way, its very characteristic within the variety of reds, blues, yellows and oranges, so as to show how much colour actually exists only according to its differentiation – its subtle energy and the moving expansion of its difference. This is what brought Caroline Coppey to stop using ready-made paint: it led her to develop her own colours from pigments and powders, without allowing for the slightest mixture.
       (...) To be « highlighted », colour cannot be considered as only powder, pigment, spot or script, but rather as a real construction which cannot be reduced to what we usually mean by the construction of the painting. It is here the colour itself, according to its strength, that demands its transformation into an image, not into a mere « picture ». Such is the true meaning of expansion, achieving colour until its conversion, especially thanks to the new dimension of the coloured spots, the original outline of which is often left showing on the canvas, even if and more so, when the colour doesn’t fill or limit itself to this contour. Beyond the unsolvable question concerning the relationship between drawing and painting, what matters is to underline the importance given to the constructive expansion of colour. Thanks to the various formats, supports and textures, the expansion of this « colour-light » finds in a given space a depth and a width that can also appear in the gray shadows cast by the projection on the wall of the canvases and translucent works. Thus, from colour is created the spacing of surface. »

Jean Lauxerois
Extracts from « La couleur, amplement, » from the Caroline Coppey exhibit at l’Espace Lumière, Hénin-Beaumont. (France).



       « (…) In Caroline Coppey’s work, the serial principle reveals a global conception that she elaborates in the many variations of colour contrasts, surface textures, patch sizes and picture format. But the main theme of her painting remains the relationship between colour, light and empty space. The light radiates partially from the colours themselves. This light which is often transparent as in watercolour, brings out the intensity of the yellow, orange, red and blue spots. This effect is produced either by the addition of marble powder, casein, oil emulsion or acrylic paint, or by the relief obtained with successive layers of paste, a mixture of pigment and roughcast; also by utilizing structures that look like grooves on a plowed field, which result from the drying of the coloured matter. Moreover, the light emerging from between the colours comes from a partially white background composed of gauze made of shiny stitches of silvery metallic surfaces.
      (…) When the actual visualisation of a motif fades away, it is replaced by the synesthetic effects of the painting amplified. In this way, we can almost physically perceive the coloured spots floating freely in the brightness of the background which characterizes Caroline Coppey’s painting. And when the opaqueness of the colour no longer allows us to identify a visual suggestion in space, as of a landscape for example, the coloured surfaces start to vibrate: nearness and depth of the dark red, the distance and gleam of blue and bright yellow. »

Kai Uwe Schierz, artistic director of the Kunsthalle in Erfurt
Extracts from the inaugural speech



      « Caroline Coppey’s Palettes which are like an alphabet of colour, a register and the memory of its original trace, are also and above all, a mould for the space in which exhibits originate. The coloured Palette is not so much a small-scale model or a reduction as it is a place of exponential possibility. (…)
Since what is visible is never seen at the very instant of its supposed perception, and only appears as does the moment itself, through its breech and blindness, it can be said that time is constantly setting itself back. Duchamp used the term “delay” for what he no longer wanted to call a painting. In Caroline Coppey’s work, colour as the substance of the visible and its delay, constitutes the definition of time. Therein lies the power of the imaginational: a place that is nowhere, the irruption of discontinuity. »

Jean Lauxerois
Extracts from « Painting in the Garden », or The Art of Supplement



       « There are artists whose ageless paintings seem to be ruled by a singular experience expressing its own world through a variety and richness of skills.
      Caroline Coppey is one of them.
       Her paintings, referring to Monet with a subtleness that leaves no room for complacency whatsoever – tell us more about the task and accuracy required by informal painting and light. Like macroscopic molecular visions, the shapes are juxtaposed in circular strokes, smooth, luminous, bold, sometimes transparent. Each fragment is a figurative allusion to the painting as a whole, thus allowing to recreate nature’s harmoney. »

Gabriel Diss, curator at the Barrois Museum
Extracts from « Painting in the Garden », or the Art of Supplement, text from the catalogue published jointly by the Barrois Museum and the Kunsthalle in Erfurt.



       A Colour Survey

      « Why argue on matters of tastes and colours? And yet, day after day, that is all I ever do: arguing whether I should put this colour next to that one, whether I should thin it down or concentrate it; whether I should accentuate a contrast or soften it up, use oil or watercolour, choose one shape rather than the other. How to find new colour combinations that would not spontaneously come to mind? Ultimately, how to convey nature’s endless variety of colours? That was Claude Monet’s interrogation.
      It is a disproportionate task, pertaining to infinity, the science of combinations, the chemistry of mixtures and the physics of texture and radiance. It is a task I know I will only be able to achieve partially; as a writer’s labour: his words and sentences allow him to always find new things to say, but with a boundless amount of words. As a musician’s task: his notes, chords and melodies enable him to create unique musical moments, but with an infinite quantity of notes. My choices of colours are their choices of words and notes. My way of setting them out is the equivalent of their sentences and melodies. What I am trying to say concerns the life of the colour and its intimate relationship with nature, and also with our inner life.
      This journey through the realm of colours has given way to four types of objects:
      The Paintings – on cotton or nylon canvas, stainless steel or Altuglas – are translucent optical devices, shiny, transparent, reflective or gray, meant to accommodate an expression of colour.
      The Palettes – paper pasted on canvas – are elements of research in the mixtures of colours used for the Paintings.
      The Chiffons – framed canvases – are the scraped, folded and smeared traces left by the brushes while experimenting on colour as matter.
      The Echantillons are the assemblages of the bottoms of glass jars which contained the paint, gathered together as in a « stock of colours » – as Marcel Duchamp would say about a « stock of dust ».
      The Painting – its prop and surface, image and object – also contains its residues: Palettes, Chiffons and Echantillons can then become another starting point to generate new paintings. Ordinarily changing, the painter’s palette, of an ephemeral nature in itself, becomes an artistic item: as a series of 500 palettes collected over the years, since 1995, as well as Palettes 1-300 – a digital work consisting of the first 300 Palettes put together in an 82-minute movie; and the behavioural digital work, Echantillons, is an animated sequence of all the shades of the Echantillons which evolve with the hour, the light and the outdoor temperature.
      In the end, it is a way to feature the ever changing aspects of the elusive character of colour and keep the endless argument on matters of tastes and colours alive. »

Caroline Coppey
Mai 2005


 

 
Biographical notice

    Whether her works be a series of Palettes, Chiffons, Echantillons of colours, digital films, behavioural installations or paintings shown in a traditional way or in a context (garden, architectural settings, landscapes), painting is the common denominator, claimed from the heritage of artists such as Monet or Matisse, because of their treatment of colour, from Duchamp for his global conception and practical experience of the art, Viallat and Support-Surface for their deconstruction of painting, or Richard Long and Joan Mitchell for their questionning on the relationship between art and nature.
    Born in Strasbourg in 1966, Caroline Coppey presented her first individual exhibitions there in 1992 and 1996.
    In the year 2000, her exhibition in the public gardens and museum of Bar-le-Duc (which was repeated in Erfurt, Germany) led to the publication of a catalogue.
    Since then, she has made solo exhibitions in Morocco (Instituts Français in Oujda and Fez), in Paris (Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie), in Vigneux-sur-Seine (Art school), in Hénin-Beaumont (Espace Lumière, catalogue), in Créteil (Municipal Gallery), in Marsal (the Salt Museum), in Fontenay-sous-Bois (Galerie de l’Ecole and Galeru), in Choisy-le-roi (The Aragon Library, catalogue), in Créteil (MAC). She has also participated in collective showings in Fontenay-sous-Bois (Galerie de l’Ecole), Nîmes (La Vigie, Art Contemporain), Vitry-sur-Seine (the Municipal Gallery) and in Paris (Salon International de l’Estampe, Art Paris).
    Interested in holding a dialogue with other artistic fields, especially with music, Caroline Coppey has produced the scenography of the music festival Les Musicales (Colmar) in 1999, and in 2002, that of the composer Franck Krawczyk’s concert in the festival Octobre en Normandie (Rouen). She has created a show with the cellist Marc Coppey at the Théâtre du Châtelet in Paris in 2005 which was performed again in 2007 in Belgrade (Serbia), Val d’Isère and Le Havre. In 2008, she will take part in the concert dedicated to Elliott Carter by the Ensemble Contrechamps (Genève) for his 100th birthday with a new multimedia creation.
In 2004, Le Cube-ART3000, (an art center for multimedia creation in Issy-les-Moulineaux (France)) co produced her first multimedia creation: Palettes 1-300, in 2005: Echantillons, and in 2006: La Vie en Rose.
     In 2008, the Spring of the Arts Festival in Monte Carlo has ordered two works from Caroline Coppey, which will be exhibited in different locations during the entire period of time, so as to illustrate his programme and, in 2009, he will commit her the conception of the stamp that will be edited fort the 20th birthday of the festival.
    Her works can be found in private collections in Austria, Spain, France, Italy, Luxemburg and Switzerland; in public collections at the Barrois Museum, the Art School in Hénin-Beaumont, the Printemps des Arts in Monte-Carlo, as well as in the private collection of the Tilder company.
    Caroline Coppey’s next individual exhibition will take place in September 2008 in Proarta Gallery of Zürich.
    Caroline Coppey completed a doctorate thesis in History, Theory and Practise of the Arts; she has passed her Agrégation in Visual Arts.
She lives in Paris and works in Choisy-le-Roi.